La Compensation Symbolique Inconsciente (CSI)

Et si nous vivions toutes et tous au “passé compensé”, en permanence en train de compenser (symboliquement) nos souffrances passées ?

d’après Dr. Pierre-Jean Thomas Lamotte – CRIDOMH

Nous connaissons tous autour de nous des personnes qui, de retour d’une journée de boulot un tant soit peu stressante, s’offrent un petit verre d’alcool/une “bonne” bière, à moins que ce soit un bon chocolat suisse ou belge : compensation !

Je n’ai pas été aimé, j’ai été abandonné, je me sens sans valeur ; je tombe gravement malade et/ou je deviens un grand patron, très connu, très riche, Cf. Steve Jobs : compensation !

Je me sens coupable de partir trop vite de chez ma vieille grand-mère qui a besoin d’attention ; je prends un PV pour excès de vitesse : compensation !

Quels conditionnements inconscients m’empêchent de recouvrer la santé et d’atteindre mes objectifs de vie ? Et si nos maladies, incidents et accidents de la vie étaient à proprement parler initiatiques ?

En quoi consiste la Compensation Symbolique ? Comment ce mécanisme automatique et inconscient se met en place et induit nos comportements, ceux des personnes avec lesquelles nous interagissons ?

Comment décrypter et mettre à jour ces compensations ? Comment sortir de ces conditionnements, retrouver des marges de liberté, remettre de la conscience dans nos vies, afin de vivre en plus grande cohérence avec qui nous sommes vraiment ?

Qu’est-ce que la Compensation Symbolique Inconsciente (selon le CRIDOM) ?

Sans en avoir conscience, l’être humain est à l’origine de ses ennuis et de ses propres malchances.
Maladies, accidents, conflits, malheurs personnels et familiaux, coïncidences, sont autant de conséquences inévitables quand des souffrances n’ont pas été exprimées.
Un mécanisme implacable de Compensation Symbolique Inconsciente (CSI) se met en œuvre au réveil d’un mauvais souvenir…

La compensation symbolique = le réveil d’un mauvais souvenir

Le principe de vie se caractérise par une recherche permanente d’équilibre, de bien-être, de plaisir.
Dès que l’être humain vit une frustration, un manque insupportable qu’il ne peut exprimer et auquel il est incapable de s’adapter, ce manque est comblé immédiatement, mais de façon artificielle, symbolique, en vue de compenser ce manque insupportable.
La plupart des petits enfants se mettent à sucer leur pouce dès que la maman éteint la lumière et sort de la chambre. Le pouce mis à la bouche symbolise le contact maintenu avec la protection maternelle. Personne n’apprend au bébé à sucer son pouce.
Chaque fois qu’un mauvais souvenir mis dans l’inconscient est réveillé, le cerveau met immédiatement et automatiquement en place la Compensation Symbolique correspondante.

Le cerveau « stratégique »

Il évalue les situations rencontrées et adapte automatiquement le fonctionnement psychique (cauchemars, rêves, délires) et somatique (maladies, accidents) pour maintenir un équilibre, un pseudo bien-être.
Il agit sur l’organisme et quelquefois sur les « prolongements » de l’individu dans l’environnement (ses animaux familiers, sa voiture, ses objets personnels).
La Compensation Symbolique apparaît a posteriori : elle n’enlève pas le manque ou la frustration déjà ressentie, mais elle la rend supportable, elle la masque.
Par contre la Compensation elle-même, est une façon utilisée par le psychisme pour s’exprimer et peut ressortir sous plusieurs formes plus ou moins grave : cancer, accident, délire…

À l’origine de la Compensation Symbolique Inconsciente, il y a un conflit psychique conditionnant (selon la terminologie pavlovienne) avec une culpabilité que le sujet n’ose pas avouer. C’est au réveil de ce mauvais souvenir que l’inconscient déclenche automatiquement le symptôme approprié qui, a posteriori, joue le rôle d’un alibi symbolique.

L’homme compense ses manques de multiples manières, mais toujours selon un symbolisme universel : avec son choix vestimentaire, sa coiffure, ses habitudes alimentaires, ses activités, ses addictions, mais aussi avec des accidents et malheureusement aussi souvent avec son corps inconscient.

Décodage Symbolique

Quelques exemples :

  • Un héritier qui s’estime lésé lors d’un héritage peut développer un cancer du pancréas (le pancréas est l’organe de la répartition, et un supplément tumoral, compense symboliquement ce manque de répartition équitable entre les membres de la famille).
  • Une dame âgée commence une bronchite le dimanche matin. Le médecin, un connaisseur, qui l’entend tousser lui lance : « Vous vous êtes disputée samedi ». Il faudra quelques minutes à la dame pour retrouver effectivement un épisode de dispute avec sa voisine le samedi matin. Dispute qui s’est terminée par un « tourner la page » pour ne pas se brouiller définitivement (les bronches conduisent les échanges gazeux qui permettent d’élever le ton pour avoir le dessus).
  • Un jeune homme fait la connaissance d’une jeune fille qui l’invite aussitôt à passer quinze jours de vacances avec elle. Au retour de ce voyage, la jeune fille rompt la relation. La semaine suivante, il se fait poser un anneau (alliance durable) au lobule de l’oreille gauche (zone correspondant à l’œil) car il n’a pas séduit et l’a perdue de vue.
  • Les tumeurs primitives gliales au cerveau (astrocytomes, glioblastomes) semblent faire toujours suite à la réalisation d’un projet de longue date, lorsque la personne se sent enfin reconnue après une longue phase d’humiliation.

La méthode des cas uniques révèle que les poussées de sclérose en plaques surviennent après des événements où le sujet n’a pas osé imposer sa stratégie personnelle ou inversement lorsqu’il a accepté qu’on le pousse à transgresser les règles. Exemple : « Ma fille, ne regarde pas ce garçon car il n’est pas noble comme nous !». Quelques mois plus tard, la névrite optique gauche l’empêche de souffrir de ne pas avoir le droit de regarder le garçon. Elle a évité un conflit avec les parents.

Toute douleur physique, quel qu’en soit le mécanisme physiopathologique, a une fonction de compensation : elle est le succédané (un ersatz) de contact fort et agréable quand celui-ci vient à manquer.

Si, enfant ou adulte, nous savions confier nos souffrances vécues dans l’isolement, nous n’aurions pas besoin des maladies ni d’autres artifices pour retrouver un certain équilibre. Malheureusement, nous avons du mal à nous confier spontanément.

Les délais de mise en oeuvre de la CSI


Les délais entre l’épisode de perturbation et l’apparition de la compensation symbolique correspondante sont différents selon les cas, pouvant aller de l’immédiateté à quelques mois, voire à des dizaines d’années si l’on prend pour référence la première expérience négative, datant souvent de l’enfance (notion de conflit psychique).
C’est l’une des raisons pour lesquelles on ne soupçonne pas l’existence de ce mécanisme compensatoire, on ne perçoit pas d’ordinaire le lien de cause à effet lorsqu’il s’agit de repérer dans le temps un événement à l’origine d’une maladie.
Les experts interrogés par les médias font volontiers la confusion entre un facteur de risque et une cause de maladie.
Stricto sensu, un facteur de risque n’est pourtant jamais la cause directe d’une maladie. La méthode qui a été employée pour découvrir le sens symbolique d’un phénomène ou des parties du corps et la véritable cause des maladies est la méthode dite « des cas uniques » (enquête au cas par cas qui permet de trouver la souffrance inexprimée commune à toutes les personnes qui présentent des manifestations semblables).

Il y a aussi des compensations symboliques qui s’opèrent à l’échelon de l’univers, mais il est plus difficile d’établir un lien entre des événements apparemment isolés dans le temps et dans l’espace.
Sur le plan de l’histoire, de l’économie, de la politique, … et des événements de tous les jours, c’est pourtant à partir des frustrations de groupes d’individus que l’inconscient collectif organise implacablement des compensations collectives.

L’intérêt de connaître ce mécanisme


Avec la connaissance de la symbolique du corps et des divers modes de compensation par l’organisme, l’écoute et l’entretien avec un malade sont ciblés de façon précise et permettent une thérapie brève, aboutissant souvent à une libération de l’esprit et à une guérison du corps. Une personne bien informée du symbolisme universel peut analyser le mécanisme d’une CSI en décomposant les étapes entre le « symptôme » observé et la souffrance réelle inexprimée.

Effectivement, il suffit de traduire l’inverse du symptôme observé pour avoir accès à la souffrance réelle qu’il masque. C’est ce qu’on appelle la conversion du symptôme.
Exemple :
Une personne a son index droit insensible. L’inverse est une sensibilité insupportable. L’index est souvent le doigt qui accuse ou donne la direction. On peut en déduire une souffrance réelle inexprimée : la personne n’a probablement pas supporté d’être accusée à tort ou d’avoir été mal dirigée. « Heureusement », son symptôme la rend « insensible ». Seule la confidence du malade permettra de confirmer cette hypothèse ou une autre similaire correspondant à sa propre histoire et de faire disparaître l’insensibilité du doigt.
La confidence ou la mise en conscience d’une souffrance occultée avec le ressenti correspondant, permet de relativiser, de se déculpabiliser et finalement de supporter la réalité, ce qui provoque en général la disparition du symptôme.
Confier une souffrance favorise aussi la réussite d’un acte chirurgical et dans certains cas, permet d’éviter l’intervention.

Derrière une malformation congénitale, il est possible de retrouver une souffrance maternelle spécifique par rapport à la grossesse.
Quel pas de géant serait réalisé pour la prévention de telles malformations si le mécanisme de la CSI était connu de tous et si une écoute orientée était mise en place avant ou tout au début de chaque grossesse !
Pour les dépressions et autres troubles de comportement, il est également important de pratiquer l’écoute spécifique des motifs de souffrance.

Le symptôme est une invitation à changer, à lâcher prise, mais beaucoup de personnes n’en ont pas conscience aujourd’hui.
En trouvant le sens de nos symptômes et celui de nos souffrances, nous pouvons transformer celles-ci en atout pour réussir notre vie.
Les enseignements des sages et des textes sacrés éveillaient déjà chacun à la possibilité d’un chemin de vie où la souffrance infantile peut être transformée, devenir un bien, une compensation utile pour la collectivité. Toute compensation est une souffrance à écouter.
Une vulgarisation du processus de la CSI permettrait une amélioration des relations humaines, dans le sens d’un respect et d’un accueil mutuels et tout le monde y trouverait son compte.

Décodage de vos Compensations Symboliques Inconscientes

Nous faisons ainsi parfois face à des maladies, bizarrerie de comportement et accidents de la vie personnelle et professionnelle qui semblent dépasser nos facultés naturelles d’auto-guérison.

Dans ces cas là, il peut être très aidant de bénéficier d’un accompagnement mettant en oeuvre un Décodage de vos Compensations Symboliques Inconscientes (CSI).

  • Identifier les causes profondes (voire répétitives) des accidents, maladies et émotions (récurrentes) qui nous touchent au plan physique, affectif et spirituel, et nous en libérer une bonne fois pour toute
  • Libérer les charges émotionnelles engrammées en nous, devenir plus conscients, plus présents, plus vivants
  • Transformer nos « compensations symboliques inconscientes » en « contributions bénéfiques au monde »

Le décodage symbolique très précis de nos symptômes sur laquelle se base cette approche permet de recouvrer très rapidement nos facultés naturelles d’auto-guérison.

NB. Dans certains cas, il sera nécessaire de « déverrouiller » au préalable les conditions souvent systémiques qui empêcheraient – sinon – d’emprunter le chemin de la guérison (exemple de « verrou » : ma maladie est une « bonne stratégie » pour qu’on prenne soin de moi)

Le passé d’un être, c’est son corps, et il peut se lire au présent

Une belle citation d’Alexander Lowen (fondateur de l’Analyse Bioénergétique)

Prendre RdV

Pour avancer sur ce chemin d’auto-guérison et de (prise de) conscience, des consultations individuelles sont proposées par Laurent.

Franco-Suisse, Docteur-Ingénieur de formation, Laurent se passionne pour l’étiologie symbolique (étude des causes symboliques inconscientes) de nos maladies, bizarrerie de comportements et accidents de la vie et la salutogenèse (facteurs et pratiques de plénitudes physiques, énergétiques, mentales, sociales et spirituelles).

Depuis plus de 20 ans, il a suivi un riche parcours de recherche, rencontres et développement personnel et spirituel. Il s’est notamment formé au coaching professionnel auprès de Gilles Roy, maître-praticien en PNL (society of NLP) depuis 2003, validé psycho-bio-thérapeute par Christian Flèche en 2013. Il est l’auteur d’un article remarqué sur la vie et les maladies de Steve Jobs paru dans la revue NéoSanté en février 2014.

Sa rencontre avec les travaux de Karlfried Graf Dürckheim, qui réconcilient avec profondeur et sagesse Orient et Occident, a été à proprement parler initiatique.

La Compensation Symbolique est une approche développée initialement par le Dr. Pierre-Jean Thomas Lamotte et le CRIDOMH, principalement dans un objectif de santé et guérison des maladies. Ayant suivi le cursus complet de formation en Compensation Symbolique, Laurent a choisi d’aborder la CSI principalement dans une visée initiatique : dis-moi où tu as mal je te dirais qui tu es (vraiment)…

Par ailleurs, Laurent est Instructeur Taoïste au sein de l’Institut LITAO qu’il a fondé sur Lyon avec sa compagne Isabelle.

Les consultations se déroulent en ligne par Skype ou Zoom
chez Louty (2 quai Tilsitt, Lyon 2, métro Bellecour ou Saint-Jean)
ou à Francheville (Grand Lyon)

Vous initier à la Compensation Symbolique Inconsciente (CSI)

TransparÊTRE® propose de temps à autre un enseignement introductif à la Compensation Symbolique Inconsciente abordant :

  • les Fondements de la Compensation Symbolique Inconsciente
  • Le Décodage Symbolique : une Boussole pour la Vie.

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